Trans Domestic Abuse

Il ne s’agit pas là d’une traduction méticuleuse et fidèle, mais simplement de quelques extraits des pages 4, 5 & 33 d’une étude publiée ici et pilotée par le gouvernement écossais en collaboration avec plusieurs structures et associations.

—–

LES VIOLENCES DOMESTIQUES DONT SONT VICTIMES LES PERSONNES TRANS

—–

INTRODUCTION

[…] Cette enquête a été entreprise dans le but d’identifier les différents types de violences domestiques vécues par les personnes transgenres, et d’aider à déterminer les besoins spécifiques de la communauté transgenre en matière d’accès aux services de soutien et de conseil à destination des victimes de violences domestiques. De plus, cette enquête s’est aussi penchée sur certaines difficultés rencontrées par les personnes transgenres victimes de violences domestiques lorsqu’elles font appel aux services institutionnels de soutien aux victimes de violences domestiques.

—–

ÉLÉMENTS ESSENTIELS

  • 80% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes de comportements violents d’ordre psychologique, sexuel ou physique de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

  • Si 80% des personnes interrogées admettent avoir subi certains types de comportements violents de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire, seules 60% des personnes sondées identifient le comportement en question comme une violence domestique.

  • La violence psychologique transphobe semble être la forme de violence domestique la plus répandue, avec 73% des personnes sondées reconnaissant avoir subi au moins une forme de violence psychologique transphobe de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

  • 60% des personnes sondées ont subi des formes de contrôle et des comportements autoritaires de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

  • 45% des personnes interrogées ont subi des violences physiques de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

  • 47% des personnes interrogées ont subi des abus sexuels de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

[…]

75% des personnes interrogées ont aussi répondu aux questions relatives à l’impact des violences domestiques sur leur bien-être. […] Voici leurs réponses :

  • 98% des personnes ayant répondu reconnaissent que les violences domestiques qu’elles ont subi ont au moins eu un type d’impact négatif sur leur bien-être.

  • 76% reconnaissent avoir eu des problèmes psychologiques ou affectifs suite aux violences domestiques qu’elles ont subi.

  • 15% disent avoir tenter de se suicider en raison des violences domestiques qu’elles ont subi.

  • 24% des personnes sondées n’ont jamais parlé à personne des violences domestiques qu’elles ont subi.

  • 18% considèrent que la dernière violence domestique dont elles ont été victimes était « simplement quelque chose qui arrive ».

  • 51% pensent que la dernière violence domestique dont elles ont été victimes était « une mauvaise chose mais pas un crime ».

—–

RECOMMANDATIONS

Au sein de leurs propres organisations, les institutions et associations de soutien, de conseil et d’information à destination des victimes de violences domestiques devraient être plus attentives et apporter plus de visibilité aux problématiques spécifiques auxquelles sont confrontées les personnes trans victimes de violences domestiques. Cela implique :

  • d’intégrer les personnes/problématiques trans dans leurs outils de communication, y compris via internet.

  • de communiquer sur le fait qu’elles travaillent avec des personnes trans (ou des femmes trans, pour les organisations non-mixtes femmes).

  • de former leurs équipes aux expériences particulières et aux besoins spécifiques des personnes trans victimes de violences domestiques.

  • de travailler en partenariat avec les associations trans et LGBT en les informant du type de service qu’elles procurent.

[…]

Au sein de leurs propres organisations, les associations LGBT devraient être plus attentives et apporter plus de visibilité au problème des violences domestiques subies par les personnes trans. Cela implique :

  • de se former sur les violences domestiques.

  • de faire la promotion des campagnes de communication à destination des personnes trans victimes de violences domestiques, y compris via internet.

Des recherches plus approfondies devraient être entreprises, afin de permettre une meilleure appréciation des différentes formes de violences subies par les personnes transgenres en raison de leur identité de genre.

Publicités
Galerie | Cet article a été publié dans Billets. Ajoutez ce permalien à vos favoris.